Dans notre série "portrait de coopérateur.rices" en construction, en voici un dont beaucoup d'entre vous ont entendu parler dans Oxalis.
L'occasion de ses 20 ans dans la coopérative fin 2025 était une superbe occasion de lui dresser le portrait.
PORTRAIT DE Christophe Bellec, entré en décembre 2005.

Christophe rencontre deux des fondateurs d’Oxalis sur le plateau des Millevaches, un jour de fin de novembre 2004, lors d’une présentation de la coopérative aux acteurs locaux. « A l’époque, Oxalis, c’était 40 personnes maximum. »
2 mois après sa décision de « bifurquer » et de quitter l’industrie où il avait commencé une carrière d’ingénieur, il entre donc dans Oxalis, initialement en CAPE, pour créer son poste, puis en tant qu’accompagnateur et développeur territorial sur le Limousin.
Un « curieux touche à tout ».
Parce qu’Oxalis, « il y a toujours plus d’idée que de bras », Christophe, avec son caractère « curieux touche à tout », s’est retrouvé au fil des années sur des différentes missions : le développement et l’accompagnement des coopérations économiques, l’informatique, plus récemment le dialogue social et les ressources humaines.
"J’ai toujours aimé travailler sur les questions de gouvernance, d’amélioration des fonctionnements."
C'est peut-être ce qui l'a poussé a exercé la fonction de direction durant plusieurs mois, à une époque où la coopérative vivait une crise de gouvernance (2019), avant de prendre conscience "que ce n'était pas une posture durable et qu'il fallait du sang neuf dans la coopérative". Il y a contribué en recrutant de nouvelles personnes dans l'équipe, et notamment en participant au recrutement d'Alice Pénet (mené par le CA), à qui il a passé le relais avant de revenir à ses missions précédentes.
Oxalis, "on ne voit jamais le bout du tunnel, il y a toujours des choses à faire !"
C'est très certainement car il a été toujours très occupé que Christophe ne s'est jamais posé la question de partir d'Oxalis.
"J’ai découvert ma capacité à me mouvoir dans ce genre d’environnement qui bouge, tout en essayant d'apporter du cadre. Pour moi qui venais d'un monde carré (le milieu des ingénieurs), j'ai dû accepter ce mouvement permanent, ça a été comme une découverte, une révélation de soi".
Les temps collectifs, que ce soit le voyage à Québec en 2014 avec l'ensemble de l'équipe pour assister au forum mondial de la coopération, les rencontres Bigre dont il a été l'une des premières chevilles ouvrières ou encore les séminaires dans le Limousin, marquent son parcours dans Oxalis.
« C’est pendant les temps communs en présentiel qu'on sent le collectif. La force d’Oxalis. Si le projet politique nous réunit, c'est le projet affinitaire qui nous rapproche ».
Alors, il carbure à quoi Christophe ?
Connu notamment (mais pas que !) pour ses nombreux mails lors de l’entrée (!), sa capacité à approfondir les sujets, son habileté à cadrer les groupes de travail et sa force de travail considérable, Christophe affirme que c’est le sens et la curiosité qui lui donnent cette envie d’avancer.
Il est certain que si Oxalis a façonné Christophe, Christophe a également façonné Oxalis durant toutes ces années.

