Aujourd'hui et depuis plus de 10 ans, notre coopérative accueille des salariés classiques au sein d'activités entrepreneuriales. Comme nous l'avons vu au fil des articles alimentant le débat, le nombre de ces salariés est relativement stable depuis quelques années. Apportant un appui précieux à certaines activités, et permettant d'intégrer d'autres profils à notre coopérative, ces contrats classiques ne sont pas sans poser de questions à notre fonctionnement coopératif.
Cet article dresse brièvement un aperçu de ces différentes questions, afin de faciliter la compréhension des enjeux liés au débat du 19/01.
Vie coopérative et sociétariat
Le parcours d'intégration de notre coopérative est conçu pour des entrepreneurs : chacun est sensibilisé dès avant son entrée dans la coopérative à l'investissement que représente la vie coopérative. Séminaire d'accueil, journées coopératives, groupes locaux, Bigre rencontre, observation du conseil d'administration, prise de parts au bout de 3 ans... Si ces temps sont ouverts aux salariés d'activité, force est de constater que peu d'entre eux y participent. Faut-il faire évoluer nos contenus, en créer de spécifiques, imposer des règles plus strictes de participation ? Comment intégrer pleinement les salariés "classiques" à notre mode de fonctionnement coopératif, de manière à ce qu'ils puissent y contribuer et l'enrichir de leur regard ?
Droit du travail
L’accueil de salariés classiques au sein d'activités entrepreneuriales pose la question du partage de la fonction employeur : quelles sont les zones de responsabilité de l’entrepreneur.e encadrant.e et celles de la coopérative ? Au-delà de ce sujet qui a été détaillé dans cet excellent article, peut se poser la question de la représentativité de ces salarié.es au sein de notre Comité Social et Économique. Ainsi, lors des dernières élections, s’est posée la question de rattacher ces salariés au collège de l’équipe structure plutôt qu’à celui des activités entrepreneuriales. Pour le moment, ils sont toujours rattachés au collège « activités entrepreneuriales », qui regroupe les CESA et les contrats renforts.
Contribution et intéressement
Sur le plan de la contribution, certains entrepreneurs soulignent le fait que notre modèle de contribution favorise le recours à la sous-traitance plutôt que l’embauche, les frais liés aux salaires étant alors déduits de la contribution. D’autres considèrent que les frais d’accueil d’un alternant pourraient être en partie déduits de la contribution, au même titre que le sont les amortissements d'investissements. Enfin, certains s’interrogent sur le fait d’inclure l’intéressement dans la stratégie de rémunération de leurs salariés.
Rien d’insurmontable
N’en doutons pas, ces questions trouveront des réponses pratiques. Mais pour cela, nous avons besoin de statuer sur la question politique sous-jacente :
C’est pour cela que l’ensemble des coopérateur.ices est invité à participer aux débats de la journée coop du 19/01 afin de se préparer au vote sur ce sujet lors de la prochaine assemblée générale du 7 juin.


