Dans la lignée de notre réflexion de fond ‘Modèle ta coop’, nous avons choisi collectivement de prioriser l’axe « accompagner et outiller les activités qui se développent ». Lors de la journée coop de juin 2023, plusieurs ateliers de réflexion ont eu lieu autour des problématiques propres à ces activités : changer d’échelle, fonctionner en collectif, financer son développement, mutualiser des salarié.es, rester ou s’autonomiser, devenir et remplir ses obligations d’employeur.
Un positionnement politique
Si la plupart de ces problématiques peuvent se mettre au travail sur le plan technique, la question d’avoir des « salarié·es de salarié·es », amène un positionnement politique qui justifie une réflexion collective de la coopérative. En effet, des débats de fond sont soulevés depuis plusieurs années à l’annonce d’activités qui ont recours à des contrats salariés classiques :
‘comment, mais on recrée de la subordination ?’
‘oulah, mais c’est risqué pour la coopérative, ça !’
‘et quelle place iels ont dans la coop ces salarié.es ?’
Pour autant, nous accueillons depuis plus de 10 ans des activités employeuses et comptons aujourd’hui une vingtaine de salarié.es renfort d’activités (dont 7 liés à l’établissement Didascali).
Dans la perspective d’outiller et d’accompagner les activités qui se développent, la structuration d’activités autour de salarié.es renfort se pose de manière accrue. Souhaite-t-on poursuivre, voire encourager, cette modalité de développement, et donner une place à cette façon de prendre part à la vie de notre coopérative ? C’est pour répondre à cette question sur un plan politique que nous lançons la réflexion.
Lancement de la réflexion autour des « activités employeuses »
Décidée par le Conseil d’administration en septembre dernier, cette réflexion est orchestrée par un comité de pilotage composé des membres du cercle « vie démocratique » du Conseil d’administration (Thomas Maignan et Cyril Kretzchmar), du secrétaire du CSE (François Wattelier), de la responsable Culture et vie coop (Amélie Rochas), de la DG (Alice Pénet) et du référent des activités employeuses (Christophe Bellec).
L’objectif est de nourrir et d’animer la réflexion des coopérateurices en vue d’arriver à un positionnement politique de notre coopérative lors de l’AG 2024 (par un vote des associé-es).
L’intention posée
Sur base de la demande du Conseil d’administration, le copil a formulé de la manière suivante l’intention :
"Politiquement, veut-on continuer à créer de la subordination à l’intérieur des activités des entrepreneur-es de notre coop? " (= est-on d’accord pour que les activités d’oxalis continuent à employer des personnes en contrat classique- CDD, CDI, alternant.e.s?).
• si oui pourquoi?
• si non pourquoi?
• à quelles conditions?
Il s’agit de mener le débat sur le plan politique et non sur le plan technique. L’intention est de ne pas se laisser guider par la faisabilité opérationnelle, pour nous mettre d’accord sur notre intention commune. Une fois ce positionnement acté, l’AG donnera mandat à l’équipe pour mettre en œuvre cette décision en trouvant les meilleures solutions opérationnelles.
Le déroulé de la réflexion

Qui ça concerne ? Quelles questions ça pose ? Comment fait-on actuellement ?
Le copil vous prépare une série d’articles dans les semaines qui précéderont la journée coop du 19 janvier, et nous profiterons de la journée coop pour ouvrir le débat sur le thème de la subordination.
Au plaisir de mener cette réflexion avec vous !
Alice, pour le COPIL


