Alors, elle s’est terminée comment, l’année 2020 ?
Il s’en est passé des choses l’année dernière !
Vous souvenez-vous que le chiffre d'affaires de la coopérative avait plongé de 32% à l’AG, et stagnait à - 27% à l’AGE, entraînant une menace sur le budget de la structure de l’ordre de 285.000 € ?
D’autant qu’à fin octobre, un nouveau confinement s’abattait sur le pays…

Mais comme le dit l’adage, les petits ruisseaux font les grandes rivières.
1. Un très bon dernier trimestre
Comme vous pouvez le constater sur le graphe, le deuxième confinement n’a eu qu’un faible impact sur les activités de la coopérative, qui ont réalisé un excellent dernier trimestre. En 3 mois, c’est près de la moitié du chiffre d'affaires annuel qui a été réalisée. Si l’on considère le nombre d’activités présentes à fin 2020, le chiffre d'affaires moyen par activité a même été supérieur au Chiffre d'affaires moyen du dernier trimestre 2019, pourtant lui-même particulièrement élevé.
La baisse du chiffre d'affaires a donc été ramenée, sur l’année, à 18%, ce qui a entraîné une baisse de la contribution de 17%.
2. Le chômage partiel et les reports : un bon amortisseur de la crise
Le chômage partiel a représenté près de 270.000 € d’indemnités, mobilisées par 61% des salariés de la coopérative. C’est la même somme qui a été puisée dans les reports de 2019. Ces deux facteurs ont sans aucun doute contribué au maintien des salaires. En effet, le salaire moyen net mensuel a augmenté de 7% entre 2019 et 2020, s’établissant à 1.263 €.
Intégré dans les calculs de l’intéressement, les indemnités de chômage partiel ont permis de maintenir le niveau d’intéressement versé (211 € en moyenne /mois, soit 9% de plus qu’en 2019), et donc le niveau de résultat mutualisé, l’une des deux principales ressources de la structure avec la contribution.
Le résultat mutualisé, connu une fois finalisée la clôture des activités (février), a permis de dégager 401.000 €.
3. Des économies tout au long de l’année, et de bonnes surprises
Au-delà de toutes les activités reportées ou annulées (séminaires, AG, déplacements,…), et des budgets non consommés (heures de délégation des élus du CSE, budget Coopeco), des efforts particuliers ont été faits au cours de l’année pour limiter les dépenses.
Réductions de loyer, d’assurance et d’honoraires (-22K€), mise en chômage partiel de l’équipe pour le deuxième confinement (-16K€), remises de cotisations (-16K€), vigilance de l'équipe, tout cela mit bout à bout permet de réduire les dépenses de 156.000€, soit 15% de moins que le budget 2019.
4. Le coopfunding, décisif
Grâce à la mobilisation de 24 coopérateur.ices, ce sont 56.000 € qui ont été collectés via le mécanisme de contribution volontaire du coopfunding.
5. Au final
Un budget qui s'équilibre

Des fonds propres renforcés
Grâce aux souscriptions volontaires de l’été dernier et du coopfunding, la coopérative a renforcé son capital de 165 K€.
Même en prenant en compte le déficit cumulé de la coopérative (189K€ à fin 2020), les fonds propres ont augmenté, passant de 407K€ à 536 K€.
Toutefois, la valeur de remboursement de la part pour les demandes faites en 2020 s’établit à 13.76€.
Des salaires maintenus
Le revenu net mensuel moyen des entrepreneur∙es salarié∙es en 2020 se maintient à 1466€, le chômage partiel compensant la diminution des reports.
84% des entrepreneurs ont un report positif pour démarrer l’année 2021(et seules 6% des activités ont un report négatif).
Alors, c’est pas beau la coopération ?
Ce résultat est le fruit de nos efforts collectifs, tout au long de l’année, tant sur la poursuite des activités, que sur la mobilisation des dispositifs adéquats, que sur la recherche d’économies, que sur les contributions de chacun d’entre nous à travers le coopfunding.
Notre coopérative est un paquebot pas toujours facile à piloter : somme d’activités indépendantes, aux dynamiques propres, dont les chiffres ne sont connus qu’avec un décalage important. Néanmoins, nous pouvons nous féliciter de notre prise de conscience collective, des mesures proposées, des efforts fournis par chacun.e, et des effets qu’ils ont produits.
L'année difficile que nous venons de vivre nous a permis de démontrer notre capacité de résilience collective. Le début d'année montre que les projets sont là, bien vivants, et que de nouveaux entrepreneur·e·s frappent à la porte.
Fort·e·s de cette expérience, nous poursuivons notre navigation avec une confiance renouvelée dans notre équipage, où chacun.e a sa place.


