106 répondant.es au sondage
Vous avez été nombreux.ses à répondre au sondage sur le maintien ou non de notre accord d’intéressement : 35% des Entrepreneur.es salarié.es, 30% des entrepreneur.es en CAPE, 58% des salarié.es, et même 1 associé.e extérieur.e !

Si l’on isole les réponses des CESA, les résultats sont tout à fait similaires à ceux de l’ensemble.
Une majorité en faveur du maintien d’un accord
60% des répondant.es souhaitent maintenir un accord d’intéressement. C’est trois fois plus que celles et ceux qui souhaitent arrêter. Près d’un cinquième des répondant.es estime ne pas pouvoir se positionner, généralement par manque de temps pour se plonger dans les documents explicatifs.

Pour la souplesse, contre le risque
Cela pourrait être le slogan de notre prochain accord
Si l’on regarde les raisons qui poussent au maintien d’un accord, c’est la souplesse dans l’utilisation des sommes qui est plébiscitée.

A l’inverse, la raison la plus fréquemment invoquée pour l’arrêt de notre accord est le risque Urssaf, suivi par la complexité du mécanisme. Le désaccord politique est cité 10 fois (sur 22 « opposant.es » au maintien).

Ce qu’il faudrait garder/ changer
En cas d’accord futur, près de 60% des répondant.es jugent nécessaire de davantage sécuriser les entrepreneur.es en prévoyant par ex. un report de salaire systématique préalable à l’intéressement. Un peu moins de la moitié (44%) souhaite intégrer dans cet accord un mécanisme de solidarité entre les activités.

A l’inverse, en cas de suppression de notre accord, il faudrait prévoir un mécanisme pour abonder la trésorerie et étudier les possibilités d’augmenter le montant des reports.

Alors, on le garde ? Vers un accord qui sécurise les activités et la coopérative
Compte tenu des résultats de ce sondage, le comité de pilotage a pris la décision de maintenir un accord d’intéressement, avec deux axes majeurs : sécuriser les activités et sécuriser la coopérative. Voici les évolutions qui figureront dans notre prochain accord :
- L’instauration d’un report obligatoire équivalent à 3 mois de salaires avant le déclenchement de l’intéressement. Cela renforce l’aléa sur l’intéressement, et permet à chaque activité de sécuriser d’abord ses prochains salaires avant de profiter de l’intéressement.
- L’instauration d’un déclencheur pour l’équipe structure : notre accord actuel prévoit un seuil de déclenchement pour les entrepreneur.es mais pas pour les salarié.es de l’équipe structure. Par souci d’équité, comme pointé par certains commentaires dans le sondage, un déclencheur sera ajouté dans l’accord.
En ce qui concerne l’instauration d’une part collective dans notre accord, les résultats du sondage sont plus partagés. Le COPIL a décidé que si la part collective est de nature à sécuriser notre accord, nous en ajouterions une. Sinon, nous n’en ajouterons pas.
La solidarité pourra être questionnée, au même titre que d’autres questions liées au financement de la coopérative et à la sécurisation des activités, dans le chantier qui s’ouvre en 2022 autour de la traduction de notre vision sur le champ économique notamment.
Par ailleurs, nous faciliterons le placement de l’intéressement sur un PEE dès 2022, tout en poursuivant sur le plus long terme notre réflexion autour de produits d’épargne correspondant davantage à nos valeurs.
Enfin, nous nous rapprocherons directement de l’URSSAF pour étudier la sécurité de notre accord et obtenir le plus de garanties possibles concernant sa conformité.
Le Copil au travail
Nous avons jusqu’à la fin du premier semestre pour finaliser notre nouvel accord. Ce travail sera réalisé dans le cadre du copil, composé pour cette nouvelle étape de deux représentant.es du CSE et de deux représentant.es de l’équipe (le CA en participera plus au copil mais restera sollicitable si besoin). Notre premier travail : lister les questions pour l’urssaf et entamer le dialogue.
En cas d’instauration d’une part collective, il est possible que le copil sollicite de nouveau les salariés de la coopérative pour affiner sa mise en œuvre.
Merci à toutes celles et ceux qui ont participé jusqu’à présent aux réflexions et efforts de pédagogie autour de cette question de l’intéressement. Nous voici en possession d’une ligne directrice claire et partagée pour guider et finaliser cette réflexion au premier semestre !
Pour le copil intéressement : Audrey Demore, Nelly Dagnaux Tine, Françoise Tallon, Alice Pénet, et Nicolas Olivier (qui a participé pour le CA jusqu’à présent mais quitte le copil pour cette phase d’opérationnalisation).


